3.1. La 3D dans l’art.

L’histoire de la perspective:

        Au Moyen Âge, il n’y a pas de système de perspective. L’artiste met en scène (dans des espaces clos) des personnages régis par des rapports symboliques, sans se soucier ni d’unité de temps ni d’unité d’espace : un même personnage peut apparaître plusieurs fois et sa taille est déterminée par sa position dans la hiérarchie sociale ou religieuse. Les personnages sont souvent placés quasiment sur un même plan matérialisé par un fond. Ces mêmes personnages peuvent être empilés les uns sur les autres le peintre se détachant ainsi de toute réalité de l’espace. L’artiste Giotto est un précurseur de la perspective. Pour traiter l’espace, il utilise des architectures décomposées en volumes simples qui enferment comme dans des boites les personnages. Cela lui sert à accentuer l’effet de profondeur. 

        Le quattrocento (correspondant à la contraction du XVe siècle en italien, cette période succède au moyen-âge) c’est une période d’essor pour la perspective. Brunelleschi est l’architecte du Duomo. Vers 1415, il peint un petit panneau représentant le baptistère de Florence tel qu'on pouvait le voir depuis la porte centrale de la cathédrale, c'est à dire juste en face, à vingt ou trente mètres du baptistère. Il a pratiqué un trou à l'intérieur de ce petit panneau au travers duquel il fallait regarder par le côté non peint, et à ce moment on voyait par ce trou, apparaître le baptistère. On plaçait ensuite un miroir dans l'axe de vue et on voyait le baptistère peint, on baissait le miroir et on voyait que c'était la même chose. Brunelleschi venait de démontrer qu’il était capable de représenter exactement une architecture en perspective. Le mot perspective vient d'ailleurs du latin et signifie : voir au travers.

        Pour rendre l’illusion d’éloignement, la perspective linéaire n’est pas suffisante. Plusieurs artistes de la Renaissance se sont intéressés à d’autres types de perspectives. C’est Léonard De Vinci qui, est le premier à avoir formulé par écrit les princes des méthodes dont il était devenu un maitre. En règle générale, plus un plan est proche plus il apparaitra sombre et contrasté. Le peintre joue ensuite avec des dégradés et des couleurs estompées. Il peut également jouer avec les tons de couleurs. Les couleurs chaudes s’utilisent au premier plan et les couleur froides (vert et bleu) suggèrent l’éloignement du fond. Nous comprenons ici, l’étendues des techniques donnant une illusion de relief. toutes ne sont pas mathématiques.

Salvator Dali,peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain espagnol étant l’un des plus célèbres peintres du XXème siècle usait de la perspective centrale.

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La Cène, Salvator Dali, 1955    [ realitesrepresentations.blogspot.fr

(en rouge vous pouvez voir chacune des droites reliées au point de fuite central (omega) ayant permis à Dali de réaliser son oeuvre. En jaune a été tracée la ligne d’horizon comportant tous les points de fuites. Ces annotations ont été rajoutées sur l’oeuvre par les auteurs du blog cité ci-dessus.