La stéréoscopie vient du grec stéréo qui veut dire solide et scope qui veut dire vision. Elle regroupe l’ensemble des techniques utilisées pour reproduire la perception du relief à partir de deux images planes. La méthode la plus connue est l’anaglyphe, elle nécessite le port de lunettes munies d’un verre rouge et d’un autre bleu. Il existe d’autres méthodes comme la projection polarisée qui consiste à regarder, à l’aide de lunettes polarisées, un écran métallique sur lequel sont superposées deux vues. Grâce aux lunettes, chaque œil sélectionne l’image voulue et cela crée le relief de la même manière que pour l’anaglyphe. Cependant ces méthodes présentent un inconvénient majeur : le port de lunettes. L’auto-stéréoscopie fait partie de la stéréoscopie mais elle ne nécessite aucun dispositif pour restituer l’effet tridimensionnel. D’où l’utilisation du préfixe auto qui veut dire « soi-même » en grec. Cette pratique n’est pas obtenue uniquement par le biais de montages nécessitant des dispositifs numériques spécifiques, certains peintres à l’aide de la géométrie mathématique ainsi qu’en étudiant la lumière et la forme d’un objet ont été capables de lui donner une illusion de relief de manière totalement artisanale et ce bien avant l’avènement de la technologie. Ainsi nous pointons du doigt l’étendue du sujet de la 3D. Pour répondre à notre problématique qui est de savoir comment obtenir une image 3D sans lunettes, nous étudierons dans un premier temps le principe qui régit la vision tridimensionnelle et les moyens d’y parvenir par auto-stéréoscopie, puis nous aborderons ce sujet d’une façon plus mathématique à travers le dessin pour créer la 3D à la main. Notre troisième partie s’intéressera à la perception du relief sans lunettes dans l’art et via la technologie. Pour finir, nous vous parlerons de nos expériences et de la ou bien les méthode(s) que nous retiendrons.